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Lucie Laurier: une femme d’action!
Par Toby Leclerc

Après avoir joué une jeune mère de famille dans Bon Cop, Bad Cop, Lucie Laurier flirte de nouveau avec le cinéma d’action dans Nitro. Sauf que cette fois-ci, les explosions et les cascades sont doublées de drame, plutôt que de comédie… De nouveaux défis pour la bombe du cinéma québécois.

C’est une histoire d’amour pas comme les autres: pour sauver la femme qu’il aime, Max doit trouver un cœur. Et pour trouver ce cœur, il doit renouer non seulement avec un passé trouble, mais aussi avec Morgane, la femme qui faisait partie de ce passé. Pour incarner ce couple réuni malgré lui, le réalisateur Alain Desrochers (La Bouteille) aura misé sur un duo on ne peut plus gagnant: Guillaume Lemay-Thivierge et Lucie Laurier. «Morgane et Max avaient une relation meublée d’une espèce de saine compétition, explique posément Lucie Laurier. Ils étaient ensemble, mais en plus, ils faisaient de la course automobile. Puis, le destin les a séparés… Mon personnage est devenu une fille qui a réalisé ses rêves: elle est pilote de course automobile, mais elle s’est fermée à toute émotion et elle est devenue super forte… Quand Max revient dans sa vie, il chamboule complètement son monde.»

Vie professionnelle, vie personnelle
Il n’y a pas de doute, l’expérience Nitro aura été marquante pour la belle brune. D’autant plus que le rôle semble être tombé à point dans son existence: «L’année passée a été une année très difficile pour moi sur le plan personnel. Morgane est un personnage qui a vraiment des blessures profondes. Ce fût un bon exutoire d’incarner une fille qui est à la fois forte et fragile, une fille qui porte en elle une grande dureté, mais aussi une certaine tristesse. D’ailleurs, justement parce que je vivais des moments difficiles avant le tournage, je me suis même demandé si j’avais réellement envie d’incarner une fille aussi rude. Finalement, j’ai décidé de plonger là-dedans, puis de devenir Morgane entièrement. Et ça m’a fait du bien…» Mais si le rôle a été d’un grand réconfort sur le plan émotif, il a parfois été exigeant sur le plan physique. «C’est très dynamique, très énergique, explique Lucie Laurier. Les personnages ne s’assoient pas pour se parler dans ce film-là! Ils parlent dans l’action, il se passe toujours quelque chose… Il fallait être super en forme!» Par contre, question exercice, l’actrice aura tout de même (légèrement!) moins souffert que son confrère masculin: «Je ne me suis pas entraînée autant que Guillaume. J’ai débuté mes exercices peu de temps avant le tournage et j’ai commencé à prendre de la masse, se rappelle-t-elle en riant. Ce n’était vraiment pas le but! Alors, j’ai ralenti un peu…».

Question de style
Certains ne pourront s’empêcher de comparer Nitro à Bon Cop, Bad Cop. Après tout, les deux œuvres sont parsemées de cascades, d’explosions et de coups de feu. Mais, Lucie Laurier est catégorique: le rôle de Morgane n’a rien à voir avec celui de Suzie, la mère de famille et ex-femme du policier incarné par Patrick Huard, rôle pour lequel elle s’était d’ailleurs mérité une nomination au dernier gala des Jutra dans la catégorie de la meilleure actrice de soutien. «Tout d’abord, l’histoire est complètement différente, souligne l’artiste. Bon Cop c’est quand même une grosse farce, alors que Nitro, ce n’est pas un film d’humour du tout! C’est d’un autre ton complètement. Mon personnage aussi est complètement différent. Ce qui fait en sorte que je n’ai vraiment pas peur d’être cataloguée!»

Et pour ceux qui, sans nécessairement rapprocher le film à Bon Cop, seraient tentés de lui trouver des ressemblances avec un blockbuster américain, Lucie Laurier répond: «Oui, y’a ben du char! Mais c’est ça la nuance avec le cinéma américain qui souvent reste en surface. Nous, les Québécois, on va dans la vérité. On est des gens vrais, et dans Nitro c’est ça: l’émotion est vraie.»


Une autre voix?
Hilary Duff, Arielle Dombasle, Charlotte Gainsbourg, Caroline Néron….Le pas entre une carrière d’actrice et une carrière de chanteuse pourrait sembler facile à franchir. Mais, bien qu’ayant une irrésistible envie de faire le grand saut, Lucie Laurier envisage la chose de façon réfléchie et sensée: «J’y songe définitivement, déclare l’actrice. En fait, je ne fais pas juste y songer, je vais le faire! Mais j’ai besoin de faire ça à mon rythme, surtout que je suis quelqu’un d’un peu angoissée, ajoute-t-elle avec un sourire en coin. De toute façon, il n’y pas de presse. Je ne veux pas faire ça comme un produit. En musique, il faut que je tripe et il faut que ce soit senti. Ça se fera quand ça se fera!»


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