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Sylvie Léonard, une drôle de dame
Par Toby Leclerc

Sylvie Léonard nous entraîne ce mois-ci dans une comédie où s’enchaînent les pas de cha-cha-cha et de salsa. La star nous promet des rires, des pleurs mais aussi de somptueuses explosions de paillettes. Entrez avec nous dans la cadence de Ma Tante Aline!

On s’ennuyait de Sylvie Léonard. Après nous avoir conviés pendant des années à la messe cathodique d’Un gars, une fille, elle s’était faite plus discrète sur nos écrans. Mais voilà qu’elle effectue un retour remarqué. En grand! L’actrice illuminera les salles de cinéma partout au Québec dans la comédie Ma Tante Aline, un film de Gabriel Pelletier qui a aussi réalisé Karmina 1 et 2. «Avec Béatrice Picard, qui interprète la tante, j’ai le rôle le plus important du film, lance t-elle avec enthousiasme. En plus, c’était un nouveau défi pour moi parce qu’il fallait trouver l’équilibre entre l’humour et le drame. J’ai vu le film dernièrement, et je crois pouvoir dire que... ça marche! Et basculer entre les deux styles, ça me plaisait vraiment.»

Tante à claques
Sylvie Léonard campe Geneviève Saint-Louis, une femme d’affaires névrosée qui travaille sans relâche. Son personnage n’a toutefois pas prévu l’apparition de sa tante Aline (Béatrice Picard), une septuagénaire dont l’heure de gloire dans les cabarets s’est essoufflée depuis belle lurette. Pire encore: elle est un peu cinglée, maboule, magouilleuse, menteuse et elle rêve de faire un retour sur la scène! Cette rencontre entraînera les deux femmes jusqu’à Cuba dans une aventure où les rebondissements s’enchaîneront en rafale, au même rythme que les pina coladas! Un rôle de rêve pour Sylvie Léonard. «Ce que j’ai adoré, c’est de construire ce personnage. Un personnage que le public va aimer... ou haïr. Dans Ma Tante Aline, mon rôle ne ressemble en rien à ce que j’ai fait dans le passé. J’adore ça! Et puis, c’est une femme qui est vraiment très loin de ma vraie personnalité».

Danse dense
Pendant le tournage, Sylvie Léonard avoue qu’elle ne savait pas toujours sur quel pied danser: «Il y a des séquences dansées qu’on appelait les cabarets mentaux. C’était un énorme défi pour moi! Comme il y a beaucoup de musique latine et de musique des années 50, j’ai vraiment dû travailler les chorégraphies. Mais je suis vraiment fière du résultat.» Avoir un amoureux de plusieurs années son cadet ne devait pas non plus être très désagréable. Dans le film, c’est «l’invincible» Rémi-Pierre Paquin qui campe sa douce moitié. «Même si mon chum est jeune et cute, c’est moi qui le repousse et qui refuse de s’engager sérieusement. On a l’impression que j’ai le beau rôle, mais ça cache une certaine insatisfaction.»

La joie de faire une scène
Depuis quelques années, Sylvie Léonard tourne beaucoup au cinéma. On l’a remarquée dans La vie après l’amour où elle partage la vedette avec Michel Côté et dans Karmina II, dans le rôle de Julie Cazavant. Elle a aussi fait une petite apparition dans Idole Instantanée d’Yves Desgagnés. L’an dernier, elle tenait le haut de l’affiche dans Que Dieu bénisse l’Amérique de Robert Morin. Pourtant, c’est du théâtre dont elle parle avec le plus de passion: «Quand j’étais petite, c’est du théâtre que je voulais faire, et c’est encore comme ça. Car c’est au théâtre que je retrouve le plus le plaisir de jouer. Quand j’entre au théâtre, je ressens une joie immense.»

C’est toutefois au petit et grand écran qu’on la retrouvera cet automne. Elle sera la vedette de la nouvelle télé série de TVA, Les Sœurs Elliot. Elle sera également de l’imposante distribution de L’âge des ténèbres de Denys Arcand. Dans cette œuvre présentée en fermeture du Festival de Cannes, elle incarne le rôle d’un agent immobilier dont le meilleur ami est… son téléphone cellulaire! Parlant téléphone, la très occupée actrice s’empresse d’éteindre le sien, mettant ainsi fin à ce charmant entretien.


Le goût de la démesure
Cet été, Sylvie Léonard ne se retrouvera pas que sur les écrans. Elle se fera aussi entendre au Théâtre de la Dame de Cœur, à Upton. En compagnie de Léo Caron, Jacques L’Heureux, Jean-Pierre Gonthier, Élisabeth Lenormand et Alain Gendreau, l’actrice prête sa voix au spectacle de marionnettes géantes intitulé Les dinosaures ne savent pas lire. Projetés dans un monde surdimensionné, les spectateurs découvriront l’univers de Tom, un jeune garçon de 10 ans. Cette création multidisciplinaire met tout en œuvre pour séduire la marmaille: en plus des nombreux effets spéciaux, les 400 sièges de la salle de spectacle extérieure sont munis de bretelles chauffantes et pivotent pour permettre au public de bien suivre l’action. Un incontournable pour les petits qui rêvent de voir grand. Pour info: www.damedecoeur.com


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