Entrevues parues dans le magazine Primeurs
Hélène Bourgeois-Leclerc
change de peau
Par Toby Leclerc
Dans Le Baiser du barbu , elle devient... esthéticienne. Rencontre au pays des faux cils et du vernis à ongles.
On la connaît tous pour ses rôles au petit écran dans des séries très populaires, comme Annie et ses hommes ou encore Les Bougon : C'est aussi ça la vie . Au cinéma, elle a fait partie de la distribution de Je me souviens d'André Forcier. Elle a aussi incarné la professeure de mathématiques dans À vos marques, party! de Frédérick D'Amours et personnifié la marâtre dans Aurore de Luc Dionne. Plus récemment, Claude Meunier lui a fait endosser le rôle de la nouvelle femme de Marc Messier dans Le Grand Départ . Décidément, Hélène Bourgeois Leclerc est partout... et tout le monde en redemande.
La barbe!
Ce mois-ci, vous pourrez la voir incarner un personnage quelque peu différent dans Le Baiser du barbu , le très original second long-métrage réalisé par Yves Pelletier. « C'est un film à l'humour très subtil, très drôle », lance l'actrice. Mais de quoi parle donc cette comédie tant attendue? « C'est l'histoire d'une jeune femme, jouée par Isabelle Blais, qui est en couple avec le personnage du barbu, un acteur un peu raté joué par David Savard. Lorsque tout commence à aller mal pour lui, aussi bien dans sa vie que dans sa carrière, il décide alors de se laisser pousser la barbe. »
Croyez-le ou non, cette petite transformation au niveau de son visage aura des répercussions incroyables sur la vie du héros. « À partir du moment où il devient barbu, tout se met à aller mieux pour lui! Moi, j'incarne la meilleure amie de sa blonde, je suis esthéticienne, explique Hélène Bourgeois-Leclerc. Je possède mon salon d'esthétique, en compagnie de mon meilleur ami gai, un coiffeur joué par Pierre-François Legendre. Ensemble, on incarne un tandem assez loufoque, soit un vieux couple satellite autour du barbu et de sa douce. »
Bien entendu, l'esthéticienne essayera de convaincre l'amoureux de sa meilleure amie de se raser à tout prix. « Je lui prodigue des conseils et des suggestions quant à sa pilosité! », explique l'actrice. Le héros suivra-t-il ces recommandations? Vous aurez la réponse au cinéma ce mois-ci.
L'amour avec un grand Yves
Contrairement à Isabelle Blais et à David Savard, qui avaient fait partie de l'équipe de la comédie romantique Les Aimants en 2004, Hélène Bourgeois Leclerc n'avait jamais travaillé avec Yves Pelletier. Elle était donc heureuse de pouvoir collaborer avec le réalisateur qui avait signé un premier film extrêmement bien reçu, autant par la critique que par le public. « Ça faisait longtemps que je rêvais de pouvoir travailler avec Yves. Je n'ai donc pas hésité quand il m'a proposé ce rôle. C'était comme une évidence pour moi. En plus de tout ça, non seulement la gang était super tripante, mais j'ai vraiment adoré le scénario. »
L'actrice confie aussi que l'expérience a été à la hauteur de ses attentes. « Je n'avais jamais joué ce genre de personnage, mais ça a été assez facile puisque Yves sait exactement ce qu'il veut. Bien qu'il laisse la place aux acteurs, il s'organise toujours pour qu'on se rende là où il le veut. C'est sa force! Comme il a lui-même écrit le scénario et visionné le film 10 000 fois dans sa tête, il savait vraiment ce qu'il voulait. » En terminant, la comédienne nous dit garder d'excellents souvenirs de cette expérience : « C'était vraiment un super beau tournage, avec une gang magnifique! »
Du temps pour soi
La dernière fois que vous avez vu Hélène Bourgeois-Leclerc au cinéma, c'était dans la comédie dramatique Le Grand Départ de Claude Meunier. Depuis, l'actrice préférée du public a décidé d'accepter un peu moins de rôles afin de prendre plus de temps pour elle. « C'est vraiment un luxe de pouvoir se permettre une petite pause, mais ça fait tellement de bien! », confie-t-elle. Outre le tournage du Baiser du barbu , elle s'est aussi consacrée à l'enseignement. « Je coache les étudiants qui veulent passer des auditions pour les écoles de théâtre. Cette année, j'ai pu en prendre plus parce que je n'enchaînais pas cinq, six tournages l'un à la suite de l'autre. En plus de l'enseignement, je faisais aussi des narrations pour des pubs et des documentaires. J'avais quand même hâte de recommencer à tourner, car le jeu commençait à me manquer! »
